Bistanblip

Bistanblip

est un projet que j’ai développé en collaboration avec un étudiant ingénieur de polytech Lille.
C’est un projet ayant pour sujet l’impression 3D un médium relativement récent et qui sans être une singularité artistique, induit de nouveaux questionnement plastique. L’impression 3D est à la fois sujet et médium.
L’idée est de provoquer pour l’imprimante une opportunitée de dépasser son statut d’exécuteur pour lui permettre de créer et d’ensuite raconter d’elle même cette expérience de subjectivité.
Toujours intéressé dans mon travail par les produits du chaos, je décide donc de mener une série d’expériences visant à perturber les machines en pleine impression afin de créer d’imprévisibles objets nouveaux générés par les infructueuses tentatives de l’imprimante de produire un tirage conforme au modèle qui lui a été donné. C’est en commençant cette entreprise de sabotage d’objets défectueux que les sons des imprimantes se sont imposé comme devant faire partie du projet final. Je décide donc d’imprimer une série d’amplificateurs sonores pour téléphone grâce à un modèle 3D déjà conçu afin de diffuser à l’intérieur de ces derniers les sons cahoteux de leurs propre créations, les bruits de l’imprimante et de ses réactions à mes sabotages créant une mélodie unique à chaque tirage. Les déformations des amplificateurs influençant le témoignage que ces objets font de leur naissance.
L’oeuvre se déploie sous la forme d’une structure en bois composé d’une ossature centrale sur laquelle viennent se greffer deux “cabines” en plexiglasse dans lesquelles sont disposées deux amplificateurs bossus imprimés pendant mes expériences dans lesquels deux téléphones diffusent les enregistrements réalisés pendant l’impression des amplificateurs. Les branchements électriques font partis de la composition de l’objet final et s’assument comme partie intégrante de l’installation. La même logique s’applique au cartel qui sera intégré à la structure, l’oeuvre et ses dispositifs de monstration n’étant pas dissociés.